Ministère de l’Energie : Le budget exercice 2022 lancé pour de grands travaux (Les acteurs de la chaîne de dépenses missionnés)

C’est officiel ! Les acteurs de la chaîne de dépenses du ministère de l’Energie sont désormais autorisés à opérer pour le compte de l’année budgétaire 2022. Elle a été lancée le mardi 1er mars 2022 par le ministre Dona Jean-Claude HOUSSOU. Cela, à l’issue de la revue du Plan de travail annuel 2021 à Bénin Royal hôtel à Cotonou.


82 milliards de francs Cfa ! C’est le budget mis à la disposition du ministère de l’Energie dans le cadre de l’exécution des programmes et projets inscrits au Budget général de l’Etat exercice 2022. Selon le Directeur de la planification et des finances (DPAF), cet important engagement financier devra permettre de rendre opérationnels 27 projets dont 25 au titre du programme « métier » et 02 au titre du programme « soutien », notamment le renforcement des capacités et la pérennisation des réformes.


Dans ce cadre, a indiqué Hermann ZIME, le gouvernement donne priorité à l’amélioration de l’accès à l’énergie pour tous. 56% du budget sont affectés aux projets qui sont dans ce secteur pour régler non seulement les problèmes d’accès à l’énergie, mais aussi ceux d’efficacité énergétique. 19% des ressources sont affectées aux questions de production et de transport. Les énergies renouvelables, partie intégrante du mix énergétique béninois, quant à elles, prennent 23%.


Enfin, le soutien à l’administration s’offre 2% de ces ressources. En termes de résultats, il est attendu, au terme de cet exercice, la construction d’un gazoduc vers la zone économique spéciale de Glo-Djigbé pour alimenter la nouvelle centrale et les industriels qui s’y implantent, le dédommagement de tous ceux qui sont dans le champ des lignes haute tension de transport à construire dans le cadre du projet PADSBEE mis en œuvre par VINCI ENERGIES, la réception de la centrale photovoltaïque d’Illoulofin, le démarrage du projet 750 infrastructures à travers la mise en œuvre des mesures d’efficacité.


A terme, avant fin 2022, l’ambition est d’avoir une puissance installée de 205 mégawatts. Ce qui motive le DPAF à conclure : « 2022, c’est une année de grands travaux pour la consolidation des acquis du secteur de l’énergie ».


Pour le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude HOUSSOU, il n’y a pas de doute que les résultats attendus ne soient pas au rendez-vous, comptant bien évidemment sur la disponibilité et l’engagement habituel de ses cadres. Au terme de cette gestion budgétaire qui s’annonce, leur a-t-il martelé, il est attendu de nous, la mise en œuvre avec succès de la réalisation de nombreux projets.


« D’ores et déjà, je suis persuadé que vous ne ménagerez aucun effort pour assurer une consommation de qualité des crédits mis à notre disposition. Je voudrais compter sur votre disponibilité à faire progresser les réformes et la mise en œuvre des projets dont nous avons la charge, pour instituer un système énergétique largement autonome, compétitif et assurer une fourniture d’électricité viable, fiable aux unités de production et aux populations béninoises », a-t-il souhaité.


Après le lancement de l’exécution des outils de gestion et de planification du ministère de l’Energie, le Numéro 1 de l’énergie au Bénin a remis, comme il a coutume depuis 6 ans, des lettres de missions aux différents Gestionnaires de crédits pour 2022. Cet acte vise à instaurer une sorte d’émulation entre les différents responsables, puisqu’ils seront évalués en fin d’exercice annuel.


« La lettre de mission est un outil de responsabilisation et d’évaluation de la performance de l’agent public. De même, chaque Gestionnaire devra, à son tour, décliner sa lettre de missions en contrats d’objectifs qui seront adressés aux Directeurs Techniques, aux Chefs de service et aux coordonnateurs de projets à l’effet de faciliter l’exécution rigoureuse et efficace du PTA », a-t-il tenu à rappeler tout en félicitant la DGRE, la DSI et la SBEE qui représentent le trio de tête pour l’exercice 2021.


Le PTA 2021 exécuté à 72%


Avant le lancement du budget 2022, les cadres du ministère de l’énergie ont procédé à la revue de leur Plan de travail annuel à fin décembre 2021. Il ressort, suivant la présentation du Directeur de la planification de l’administration et des finances, que ce PTA affiche 72% d’exécution physique contre un niveau de décaissement des ressources de 70%.


En termes d’efficacité, 97 % des ressources planifiées sont utilisées pour la production d’une unité de résultats physique. C’est un élément très important, même s’il y a eu 28 points de gap par rapport à l’atteinte des objectifs de l’année.


A en croire Hermann ZIME, il y a eu des faits de gestion qui ont conduit à cela, et des résolutions sont prises pour améliorer cette performance courant 2022. Pour l’autorité ministérielle, ce résultat obtenu est plus que satisfaisant comparé à 2020. En effet, l’exécution physique est à 71,87% des activités programmées du ministère pour 2021 contre 78% en 2020.


Elle s’est appuyée sur une consommation base ordonnancement du budget à hauteur de 69,67% contre 61% en 2020. « Si nous avions eu 71,87% contre 78% en 2020, c’est sur un budget de près de 79 milliards de francs Cfa contre 54 milliards de francs Cfa en 2020. Autrement dit, nous avons réalisé une exécution budgétaire réelle de 44 milliards de francs CFA sur 2020 contre plus de 55 milliards de francs Cfa exécutés en 2021.


Nous avons fait un bond de 29% », a souligné Dona Jean-Claude HOUSSOU qui a imputé cette performance à la plupart des responsables de structures. Le Secrétaire général du ministère, Jean-Claude GBODOGBE, a pour sa part, rappelé quelques unes des réalisations effectuées au cours de l’année écoulée.


Il s’agit notamment de la pose de 75.000 kits de branchement aux abonnés de la SBEE, la réception des travaux de pose de 8.000 ampoules led pour l’éclairage public des municipalités de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Natitingou, le paiement des impayés de Aggreko international power au titre des frais de location d’une centrale électrique pour juguler la crise énergétique de 2016, l’achèvement des actions sociocommunautaires en appui à la construction de la centrale thermique 127 mégawatts de Maria-Gléta.

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