MARIA GLETA 1 de 127 Mw

Un an après la mise en service de la Centrale thermique de Maria-Gléta 1

La preuve que Patrice TALON a vu juste

Tel un prophète de son mandat, le président Patrice TALON a révolutionné l’univers énergétique du Bénin. Le chantre du gouvernement de la Rupture qui avait hérité le 6 avril 2016 d’un secteur énergétique déliquescent ponctué par une gestion hasardeuse du délestage, a pris des mesures pour transformer le Bénin. Sous le management éclairé de Dona Jean-Claude HOUSSOU, Ministre en charge de l’Energie, la Centrale thermique de Maria-Gléta 1 force l’admiration après un an de sa mise en service. 


Mardi 1 septembre 2020, il est 8h10’ à Abomey CALAVI. Nous sommes devant l’entrée principale de la Centrale thermique de Maria-Gléta dans l’arrondissement de Togba, commune d’Abomey-Calavi. Situé à une vingtaine de kilomètres au Nord-Ouest de la capitale économique du Bénin, le joyau s’étend sur un domaine de 20 hectares. A l’entrée, une plaque limitant la vitesse de 5km/h vous accueille. Ensuite, nous avons été soumis à de contrôles minutieux par des Agents de sécurité. Gel hydro-alcoolisant et prise de température avec la distanciation sociale d’un mètre au moins,  y sont ajoutés à cause de la pandémie de la Covid-19. A l’intérieur, dans la cour, ce fut un calme relativement plat. Seule la présence de deux jardiniers qui arrosent les gazons et le bruit à peine audible des moteurs. Alerté, notre guide Ephrem Ahogbéhossou, Chargé de Sécurité, Hygiène et Environnement vint à notre rencontre. Nous fîmes enfin  introduits dans la salle de Conférence de l’administration pour une séance de sensibilisation et de briefing. Ainsi, le dispositif est mis en place pour une visite guidée des lieux après accord du Directeur Général Christophe PRINGAULT.


Une production qualitative de 127 Mégawatts en continue


Sous la conduite de notre guide, nous avons parcouru tous les compartiments de la Centrale. De l’atelier de Mécanique à la Salle de Contrôle en passant par l’atelier d’Electricité, la Salle des Machines et celle des Opérations, un personnel accueillant, visiblement enthousiaste, épanoui et rompu à la tâche  s’affaire pour faire tourner ce joyau à plein régime. A l’atelier de Mécanique, Fadil Abiola, Chef service et ses collaborateurs sont à pieds d’œuvre pour assurer la révision de certaines pièces. Cependant, dans l’atelier d’Electricité, Alberic Mehou veille au grain pour prévenir les fuites éventuelles du gaz et au calibrage. Dans la salle des Machines, considérée comme le tissu nodal de la Centrale, les 7 moteurs tournent simultanément et sans interruption. Nous avions surpris une équipe de jeunes techniciens qui assurent la maintenance. Une opération qui est périodique et important pour la survie des sept moteurs. Pour Voltaire Dahounto, Chef service maintenance et électricité, il s’agit du nettoyage périodique qui s’opère sur les machines. A l’en croire, le travail consiste à apprêter les auxiliaires (armoires électriques) pour leur bon fonctionnement. L’Energie  de 127 Mégawatts produite par les 7 moteurs est d’abord transformée, puis transportée par la Communauté électrique du Bénin (Ceb) et enfin distribuée par la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour le compte du Bénin et par la Communauté électrique du Togo (Cet) pour le compte de la République Togolaise. « Les travaux que nous faisons aujourd’hui entrent dans le cadre de la maintenance périodique des moteurs afin pour une production optimale. Chaque jour, nous procédons à des enregistrements et nous analysons les courbes dans le but d’y apporter des solutions en cas de défaillance », a-t-il déclaré.  Appartenant à une équipe de travail dévouée et déterminée, il n’a pas manqué de clamer sa satisfaction vis-à-vis du gouvernement de la Rupture. « C’est une fierté pour moi de faire partie de cette expérience qui est une première pour le Bénin depuis les indépendances », a-t-il ajouté. Il est à noter que ce sont des  équipes mixte (hommes et femmes) et polyvalente qui travaillent de façon rotative 24h/24h en équipes dites de quart (7h à 14, 14h à 22h et 22hà 7h).  Faut-il encore rappeler que sur les 57 employés permanents de la Centrale, 55 sont des Béninois dont 8 femmes toutes catégories confondues occupant également des postes de responsabilité.  La preuve, c’est Corinne Ehou, Chef de Quart qui nous accueille dans la salle des Opérations. Déjà en poste depuis 7 heures ce mardi matin, elle va travailler jusqu’à 14 heures avec trois collaborateurs dont deux font la ronde des machines sous sa supervision. Et sur place, elle dispose des informations en temps réel depuis la salle des Machines et en fait le retour. « C’est une grande joie pour moi en tant que Béninoise d’appartenir à ce projet et de maîtriser les contours de cette tâche en un an », s’est-elle réjouie. Pour le Directeur adjoint de Contrôle, un an sans interruption reste un défi majeur. « Et c’est le lieu de remercier le gouvernement de la Rupture notamment son chef, le président Patrice TALON et son ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude HOUSSOU pour la confiance à nous faite », a renchéri Herman Tamadaho. Un objectif globalement atteint selon Christophe PRINGAULT, Directeur général de la Centrale qui est fier du fait que cette Centrale fonctionne 24h/24h selon les normes internationales avec des machines ultra-modernes. « En terme de production de qualité, nous sommes satisfaits car, nous contribuons à travers cette Centrale à fournir 60% de l’énergie totale du Bénin. Pendant un an, nous n’avions pas connu de difficultés majeures qui pourraient empêcher le fonctionnement normal de la Centrale. Nous venons d’enregistrer 8.300 heures de fonctionnement, la preuve que les machines travaillent 24h/24h et ceci pour une durée de 25-50 ans au moins. Je suis également fier de la compétence locale puisqu’il n’y a  que deux Expatriés sur les 57 agents. Le Bénin dispose de  l’une des meilleures Centrales de la sous-région », a-t-il conclu.


La clientèle au cœur du système 


En poste depuis novembre 2019, l’actuel Directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Jacques Paradis se réjouit de cette Centrale qui, non seulement assure l’indépendance du Bénin vis-à-vis des autres pays, mais aussi permet d’améliorer le service de la clientèle. « La Centrale de Maria-Gléta 1 qui couvre 60% de l’énergie électrique du Bénin depuis sa mise en service est un apport important pour la SBEE. Elle a un impact considérable sur le prix de revient de l’électricité qui est relativement moins élevé qu’avant où, on tournait avec la fourniture d’autres sociétés privées de production d’électricité », a-t-il déclaré. Pour ce dernier, il faut d’abord disposer de l’énergie en quantité suffisante avant de mieux répondre aux exigences des clients. « Pour nous autres, c’est la satisfaction de la clientèle qui reste notre leitmotiv. Déjà, la mise en service de la Centrale Maria Gleta 1, de 127 Mw, nous permet d’améliorer la qualité des services. Lorsqu’on parle de l’électricité, on parle de trois choses différentes (la production, le transport et la distribution). 60% d’indépendance, cela nous permet d’améliorer les services de la clientèle et fiabiliser l’alimentation en énergie électrique », a-t-il ajouté. Il n’a pas manqué d’évoquer quelques difficultés liées à la production et qui pourront trouver de solutions dans 5, 30 à 40 ans dès que les chantiers qui seront ouverts aboutiront. « Produire de l’énergie nécessite beaucoup d’investissements. Et il faut avoir de la patience pour y arriver. Les nouvelles Centrales qui seront construites vont aider  à atteindre cette autosuffisance énergétique totale tant souhaitée. Toutefois, il faut faire preuve de patience car ce sont des travaux longs qui doivent se faire avec beaucoup de sérieux et de rigueur », a-t-il conseillé. 


Une avancée notable du PAG


Depuis le 6 avril 2016, le Bénin est en train de connaître de profondes mutations en matière énergétique. Il est d’ailleurs passé par toutes les émotions avant de commencer par se satisfaire des prouesses et autres défis relevés. Ce n’est pas pour rien que ce secteur couvre 10% des projets prioritaires phares du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG). Ce sont là les propos du  ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude HOUSSOU. « Dès notre prise de fonction, nous avions constaté un « désert énergétique ». Et notre mission à l’époque était de verdir ce désert en cohérence avec les engagements du chef de l’Etat pendant les campagnes, qui étaient de tout faire pour que l’énergie électrique soit considérée comme le sang qui circule dans les veines de nos concitoyens.  C’est désormais le sourire puisque la feuille de route qui nous a été tracée a été suivie avec une vision claire. De zéro Mégawatt, le Bénin produit aujourd'hui grâce à cette Centrale flambant neuve 127 Mégawatts. Ce qui fait 60% de production autonome en l’espace de quelques années. C’est extraordinaire, c’est historique », s’est-il exprimé. Pour le premier responsable de l’Energie au Bénin, cette Centrale a été réalisée en un temps record avec un coût relativement bas. « Cette infrastructure gigantesque a été réalisée dans un délai court avec un coût relativement bas (17 mois au lieu de 18 et 90 milliards au lieu de 110 milliards). On a tenu les engagements par rapport aux impacts environnementaux et sociocommunautaires vis-à-vis de la population environnante. 3 km de voie pavée construite, construction de l’Infirmerie, du Commissariat,  construction de 25 salles de classes et de 25 km de réseau électrique pour densifier et permettre à la population d’avoir accès à l’électricité. Donc, on peut dire sans aucun risque de se tromper que les fruits ont tenu la promesse des fleurs. C’est un choix pertinent et responsable qui a été fait. Cette centrale a assuré un coefficient de disponibilité de 98, 06%. Ce qui en d’autres termes veut dire qu’elle a pratiquement répondu à tout moment à toute sollicitation. C’est une performance singulière et appréciable compte tenu de la nature des moteurs », a-t-il martelé. A l’en croire, cet exploit est loin de combler les attentes lorsqu’on sait d’où on vient. Ainsi, d’autres prévisions sont faites pour qu’à l’horizon 2022, le Bénin puisse atteindre une autonomie réelle de 240 ou 250 Mégawatts tant en énergie électrique thermique qu’en énergie solaire photovoltaïque. Il invite par ailleurs  les populations à la patience. «   Le travail est gigantesque pour ne pas dire titanesque. L’électrification rurale a pris également un véritable envol. Des centaines de contrées n’étaient pas impactées. Actuellement, cette électrification va impacter plusieurs centaines de localités en plus de ce qui a été déjà fait. Par ailleurs, nous sommes déjà en fin de processus d’appels d’offres pour la construction de quatre Centrales solaires d’une puissance totale de 50 Mégawatts (Bohicon, Parakou, Natitingou et Djougou). Ainsi, à l’horizon 2022, le Bénin sera autonome en termes de capacité énergétique compte tenu de notre pic de consommation (le niveau maximal de la demande) qui tourne autour de 240-250 Mégawatts. Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la concrétisation de ces réalisations et invitons les populations à plus de patience car le meilleur reste à venir à travers de nouveaux défis que nous allons ensemble relever », a-t-il ajouté. 


Une fière chandelle au ministre  Dona Jean-Claude HOUSSOU


En nommant Dona Jean-Claude HOUSSOU au poste de ministre en charge de l’Energie, le président de la Rupture, Patrice TALON a tiré parti d’un potentiel. Et ce dernier a fait preuve d’audace avec un management hors pair pour terminer le changement. Aujourd’hui, loin d’un musée, le Bénin peut  se targuer de disposer d’une Centrale thermique ultra-moderne, de dernière génération, pour assurer son autonomie énergétique. Maitrisant son sujet, le ministre Dona Jean-Claude HOUSSOU  a fait preuve d’originalité et qui fait avancer les choses. Avec un personnel hautement qualifié et bien formé, cette infrastructure de haute portée énergétique force l’admiration et défie les incertitudes. Désormais, les incrédules doivent se rendre compte que le ministre, sous le leadership du chef de l’Etat a pris le bon bout  pour sortir le Bénin du néant en termes d’autonomie énergétique. En attendant la construction de la deuxième Centrale, les Béninois conjuguent au passé les mauvais souvenirs du délestage que d’aucuns qualifient de « crétin ». Ce fut une expérience légendaire à l’allure extraordinaire pour le Bénin ; en l’occurrence pour son président, Patrice TALON de mettre la lumière sur le potentiel caché en son ministre de l’Energie qui en connaît vraiment un rayon.  On peut toucher du doigt cette réalisation historique  qui garantit l’énergie électrique 24h/24h et couvre 60% de la consommation nationale avec une main d’œuvre locale. La centrale a produit en un an plus de huit cent millions de kWh et fonctionné à près de 90% au gaz.

Cela confirme une fois encore la pertinence du choix d’une centrale électrique thermique bi combustibles avec utilisation du gaz prioritairement, de coût moindre par rapport au fioul lourd, et avec moins d’impact sur l’environnement. C'est  simplement inédit. Et Patrice TALON doit absolument rééditer l’exploit.

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