Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l'Ouest et du Centre

Les organes de gouvernance de l’AB/AOC étaient en  conclave à Ouagadougou

(Les travaux ouverts par le ministre Dona Jean-Claude HOUSSOU)


Ouagadougou, la capitale du Burkina-Faso, a accueilli ce  lundi 12 juillet 2021 une importante réunion des responsables des organes de gouvernance de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l'Ouest et du Centre (AB/AOC). Les travaux ont été ouverts par le ministre béninois de l’énergie du Bénin, Dona Jean-Claude HOUSSOU, en sa qualité de président du Conseil des ministres, en présence du Ministre des Ressources Animales et Halieutiques (Mrah) du Burkina Faso, du Président du Conseil d’Administration (PCA), du Vice-Président du Conseil d’Administration, de l’Administrateur du Burkina Faso au sein du Conseil d’Administration et du Secrétaire Exécutif Intérimaire (SEI).


Les responsables des organes de gouvernance de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l'Ouest et du Centre étaient à Ouagadougou pour évaluer les progrès accomplis depuis la première réunion du Conseil des Ministres tenue par visioconférence le 18 décembre 2020. De même, ils ont pris de nouvelles mesures dans l'optique de parachever l'opérationnalisation du Secrétariat Exécutif de l'Alliance. En effet, lors de cette session, les documents de base du Secrétariat Exécutif de l'Alliance ont été adoptés et un certain nombre de décisions qui sont contenues dans la Déclaration commune qui a sanctionné la rencontre, ont été prises.


Il s’agit notamment de la Feuille de route élaborée pour encadrer l'exécution de ce mandat, la signature de l'Accord de siège avec le Gouvernement du Burkina Faso, l'ouverture d'un compte bancaire au profit du Secrétariat Exécutif de l'Alliance, la mobilisation des ressources financières notamment des contributions des Etats, le mandat donné au Coordonnateur du Bureau Intérimaire de l'Alliance d'agir en qualité de Secrétaire Exécutif Intérimaire (SEI) pour la période de janvier à juin 2021, et le recrutement du Secrétaire Exécutif de l'Alliance avec prise de fonction au plus tard en fin juin 2021.


Comme la période couverte par le mandat arrive à échéance, l'organisation d'une réunion consultative des responsables des organes dirigeants de l'Alliance s'avère être un impératif. Les échanges ont  permis  donc de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route du premier semestre 2021, d’identifier les défis ainsi que les solutions/recommandations pour les relever et enfin de rendre compte au Président de la République du Burkina Faso et recueillir ses orientations et conseils. Président du Conseil des ministres, le ministre de l’énergie du Bénin, Dona Jean-Claude HOUSSOU compte sur l’engagement et la détermination de chacun des participants pour que les conclusions de ces  travaux permettent d’enregistrer, dans les semaines à venir, de nouvelles avancées en faveur du fonctionnement optimal du Secrétariat Exécutif et des Structures Focales Nationales.


Le Secrétariat Exécutif Intérimaire en place jusqu’à fin décembre 2021


En termes de résolutions, les participants à ces travaux ont mandaté le président du Conseil des ministres de l’Alliance aux fins d’échanger avec ses pairs sur les difficultés rencontrées dans le processus de ratification des pays restant. Ils invitent et encouragent aussi les Etats à s’acquitter de leurs contributions financières pour 2021. et anticiper la programmation budgétaire pour les années à venir. Toujours dans le registre de la mobilisation des ressources financières, ils plaident pour que les pays et organisations ayant un centre d’intérêt pour la technologie du biodigesteur soient recensés afin qu’il leur soit présenté l’institution et envisager si possible une coopération avec ces derniers. Cela, pour solliciter, en retour, leur accompagnement technique et financier.


En ce qui concerne l’opérationnalisation des organes de gouvernance, ils ont mis l’accent sur l’achèvement du processus de recrutement du Secrétariat exécutif pour fin septembre au plus tard. De même, ils souhaitent le recrutement d’un comptable au plus tard fin août 2021. Pour finir, ils ont marqué leur accord pour la prolongation du mandat du Secrétaire exécutif intérimaire jusqu’au 31 décembre 2021. Cela, pour garantir une continuité des actions et une bonne transition entre la nouvelle équipe et l’équipe intérimaire en place. A rappeler que le Chef de l'Etat Burkinabè place toute sa confiance en cette équipe dirigée par un béninois, qui pour lui est un homme de défis et des situations difficiles.


Il a aussi confirmé son soutien indéfectible à accompagner le processus d'encrage et de développement de cette initiative pour l'amélioration des conditions de vie et de bonheur de nos populations particulièrement celles des milieux ruraux. Il envisage également prochainement une initiative de mobilisation à travers une table ronde des partenaires technique et financier.


Quid du biodigesteur?


Le biodigesteur est un réceptacle hermétique semi-enterré de plusieurs m3, dans lequel on recueille les matières organiques des animaux. Mélangées à de l’eau et en absence d’oxygène, elles se décomposent en produisant du biogaz (principalement du méthane). Ce combustible est ensuite aspiré et redirigé vers les appareils de cuisson ou d’éclairage. Les boues résiduelles, riches en nutriments, sont elles récupérées au terme du processus de fermentation pour être utilisées comme fertilisants. D’après les exemples cités dans le rapport de la conférence internationale sur la technologie du biodigesteur du 10-12 octobre 2017, un biodigesteur de 4m3 alimenté avec 20 à 40 kg de matières organiques journaliers a un rendement de 800 à 1600 litres de gaz par jour et plus de 20 tonnes de compost par an.


Le biodigesteur améliore l’accès à l’énergie, surtout propre, pour l’éclairage et la cuisson des aliments. Cette énergie est accessible à tous et contribue à améliorer les conditions de vie des ménages ruraux et péri urbains en général hors de couverture de l’électricité. C'est aussi un moyen pour stabiliser l’élevage, d’améliorer les races animales par l’insémination et le suivi qui ne peut se mener que lorsque le bétail est en stabulation; d’accroître la production de lait et offrir une meilleure qualité de viande.

Partager cet article sur :