Accès aux services d’électricité

Plus de 150.000 nouveaux ménages bientôt connectés

Bonne nouvelle pour le Bénin. La Banque mondiale vient

d'approuver un financement de 200 millions de dollars de l’Association Internationale de Développement (IDA) pour accompagner le Benin à améliorer l’accès aux services d’électricité pour les ménages, les entreprises et les services publics de base. C’était le 14 juin 2021 à Washington DC.


150 000 ménages (dont 25 % dirigés par des femmes), 1 000 petites et moyennes entreprises (dont 20 % dirigées par des femmes) et 500 services publics de base seront raccordés au réseau électrique. C’est ce qu’ambitionne le projet de mise à l’échelle de l’accès à l’électricité au Bénin financé donc par la Banque mondiale. Il permettra de mener des travaux de densification et d’extension pour renforcer l’accès aux services d’électricité du réseau aux ménages, aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’à certains services publics de base. Environ 2 000 km de lignes moyenne tension et 4 000 km de lignes basse tension seront construites ou réhabilitées dans 1 100 localités et 80 000 kVa de transformateurs installés. Plus de 20 000 infrastructures éclairages publics seront également installées dans les zones ciblées. Le projet financera aussi l’assistance technique et les activités de renforcement des capacités dans le secteur de l’énergie électrique. Cette opération s’aligne sur les résultats de l’étude sur la planification indicative géospatiale de l’électrification achevée en novembre 2020, qui montre que d’ici 2025, environ 91% de la population du Bénin vivrait à moins de 7 kilomètres du réseau. Pour le responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, cette opération  offrira des avantages sociaux aux ménages et des opportunités commerciales aux micro, petites et moyennes entreprises qui ont besoin de l’énergie disponible et à moindre coût pour se développer. « Les gains économiques s’accroissent lorsque l’électricité augmente en disponibilité », a souligné Atou Seck, représentant Residant, avant d’ajouter : « Le manque d’électricité empêche l’adoption de technologies modernes et diminue la qualité de la prestation de services tels que les soins de santé, l’éducation et d’autres services publics. L’électrification des écoles et des cliniques va permettre à coup sûr d’améliorer les indicateurs du pays en matière d’éducation et de santé ».


Quid de l’IDA ?

L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.



Cette bonne nouvelle vient encore une fois confirmer le soutien indéfectible des institutions internationales et financières majeures, à la dynamique lancée depuis avril 2016 par le Président Patrice Talon.

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