Mise en œuvre du PAG dans le domaine de l’Energie

Apres quatre ans , l'autosuffisance énergétique inexorablement bien amorcée au Bénin 

Quatre ans déjà que le Président Patrice TALON a pris les rênes de l’Exécutif au Bénin avec comme principal défi de le révéler. A une année de la fin de son mandat, le secteur de l’énergie a fait un grand bon qualitatif historique dans l’histoire de notre pays.


En Avril 2016 lorsque le Président Patrice TALON prenait le pouvoir, le délestage régnait en maître au Bénin. Visionnaire et surtout nourrissant une grande ambition pour ce pays, qu’il faut absolument révéler au monde, le Chef de l’Etat a vite compris que sans la disponibilité permanente de l’énergie électrique, les chances pour le développement socio-économique du Bénin sont quasiment nulles voire hypothéquées. Ce qui l’a d’ailleurs amené à dire que « l’électricité doit être comme le sang qui coule dans les veines des Béninois ». Quelques mois seulement après son investiture, il a présenté aux Béninois un ambitieux Programme d’Actions de son Gouvernement (PAG 2016-2021) dénommé « Bénin Révélé ». Le secteur de l’Energie y a pris une place importante pour près de 10% des projets phares, avec quatre grands projets phares pour  un montant de près de 800 milliards de F.CFA. Pour y arriver, le Président Patrice TALON a confié le secteur de l’Energie à Dona Jean-Claude HOUSSOU, un digne fils du pays, spécialiste du domaine, ayant fait ses preuves pendant près de trente ans dans la maison Électricité de France "EDF", la plus grande entreprise française d’électricité, et « rapatrié » illico presto, pour les besoins de la cause dès le 4 avril 2016. Grâce à son management et une équipe dynamique, le miracle est presque accompli.

 Une situation déjà maitrisée 

Aujourd’hui, on constate que le Bénin continue sa marche inexorablement vers l’autosuffisance énergétique. C’est du moins les premières conclusions qu’on peut logiquement tirer après quatre dures années de labeur dans le secteur de l’énergie. Les Béninois ont presque oublié les difficultés liées au délestage sauvage vécu il y a pourtant moins de cinq ans et l’interruption également intempestive de fourniture d’eau. Car le manque d’électricité entraînait une production d’eau à flux et donc sans possibilité de faire des réserves dans les châteaux d’eau. Ce qui gênerait pour nos concitoyens, ce que le locataire du ministère de l’énergie, de l’eau et des mines d’alors, qualifiait de double peines: manque concomitamment de l’électricité et d’eau ! 

     En très peu de temps, beaucoup d’actes ont été posés. Et presque tous les domaines du système électrique ont été impactés.

De la production de l’électricité à l’amélioration de la gouvernance du secteur, en passant par le transport et de la distribution, en prenant en compte l’adaptation aux impacts des changements climatiques et mesures d’atténuation, tous les domaines sont explorés. Même le cadre juridique et institutionnel du secteur n’a pas été occultée. En effet, des réformes courageuses et difficiles, parfois douloureuses ont été entreprises.

Aujourd’hui, le Bénin dispose d’environ 180 MW en capacité propre de production grâce entre autres à la réhabilitation des centrales thermiques Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) pour 30 MW à Porto-Novo, Parakou, Natitingou et à la construction de la centrale thermique dual fuel de 127 MW de Maria Gléta 2. À cela, il faut rajouter la diversification des sources d’importation après avoir obtenu une dérogation historique au code bénino togolais de la CEB ( la communauté Electrique du Bénin).Cela a permis une amélioration significative des performances de la SBEE. On constate que dès fin 2018, des performances déjà extraordinaires étaient au rendez-vous : « la durée moyenne des coupures passe de 75 heures en fin 2015 à moins de 15 heures en fin 2018, et dans le même temps, le délai moyen d’intervention en cas de panne, passe de 10 heures en fin 2015 à 2,1 heures en fin 2018. Les réseaux de transport et de distribution Haute Tension (HT) et Basse Tension (BT) ont connu de 2016 à 2019 respectivement un accroissement de 11,6 % et de 17,8 %. Le nombre de localités électrifiées a connu dans la même période un taux d’accroissement de 18,91 % ». Mieux, la restructuration de la SBEE est effective avec entre autres deux événements majeurs : la mise en place du contrat plan entre l’état et la SBEE sur des indicateurs précis de performances d’une part et la mise en gestion déléguée de cette société nationale afin de lui insuffler les pratiques performantes relatives aux standards internationaux. Toute l’équipe de direction provenant MHI ( Manitoba Hydro International) , compagnie canadienne ayant remporté l’appel d’offre international lancé à cet affet, est désormais en place avec Jacques PARADIS  comme nouveau Directeur général.

 Des travaux intenses confortatifs

Le domaine du transport et de la distribution de l’énergie électrique n’est donc pas du reste. C’est par exemple « l’achèvement de la construction de la ligne d’interconnexion 161 kV Parakou-Bembêrêkê-Kandi-Malanville longue de plus 500 km avec les postes associés modernes et numérisés, la poursuite de la construction de la ligne de renforcement dorsale sud Ghana-Togo-Bénin- Nigéria en 330 kV, la poursuite des études pour le renforcement de la ligne 330 kV Ikédja-Sakété, la poursuite des actions préparatoires au démarrage de l’exécution du projet d’interconnexion dorsale nord 330 kV Nigéria-Bénin-Niger-Burkina et du projet d’interconnexion 161 kV Natitingou-Porga-Dapaong, la mise en œuvre par la Sbee, avec l’appui de divers Partenaires Techniques et Financiers (AFD, UE,BM, BAD, MCA-Bénin II, etc.) de plusieurs projets de modernisation, de restructuration, de renforcement, de densification et d’extension des réseaux électriques dans différentes communes du Bénin ». En conséquence, plusieurs centaines de localités urbaines seront raccordées au réseau de la Sbee pour impacter plusieurs centaines de milliers d’habitants avec un potentiel à terme de plus de cent cinquante mille abonnés supplémentaires, 

Pour l’électrification rurale, il est utile de parler de l’achèvement en cours des travaux de construction de réseaux électriques dans 17 localités rurales sur financement du Budget National, la réalisation de divers ouvrages d’électrification rurale sur financement du Fonds d’Electrification Rurale, l’approbation par le Gouvernement indien du projet d’électrification par système solaire photovoltaïque de 750 infrastructures socio-communautaires dans les zones rurales du Bénin,  et l’initiation d’un projet d’électrification 176 localités à financer par la BAD et d’un autre projet d’électrification de 100 localités à financer par la BIDC pour lesquels l’instruction des dossiers est en cours sont autant d’atouts qui permettent de voir l’avenir en rose. En outre, la mise en service de 64 microcentrales solaires photovoltaïques construites dans diverses localités par l’ex-Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables (ANADER) est en cours. Soulignons aussi qu’avec l’appui du PNUD et du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), des projets de construction de mini-centrales solaires photovoltaïques résilients et d’installation de lampadaires solaires photovoltaïques au profit de diverses localités sont en cours de réalisation, ainsi que l’acquisition de divers équipements électriques intelligents pour le réseau électrique. 

 Des perspectives heureuses 

Concernant les réformes majeures notamment du cadre juridique et institutionnel du secteur, on retient la poursuite du processus de révision de la loi portant code de l’électricité en République du Bénin, la réforme en cours de la Communauté Electrique du Bénin, la mise en gestion déléguée et la mise en œuvre du plan tarifaire à la Sbee, l’adoption du décret portant mode de détermination de l’assiette, du taux et des modalités de recouvrement de la redevance de régulation par l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE) auprès des opérateurs du secteur de l’électricité au Bénin.

Dans le cadre de nouveaux projets de construction en mode BOOT ( Build, Own, Operate and Transfert) par des producteurs indépendants, deux autres centrales thermiques de 120 MW et 25 MW seront bientôt construite à Maria Gléta.

De même, les projets d’aménagement hydroélectriques multifonctions de Dogo bis (128 MW), de Vossa (60 MW) et de  Bétérou (20 MW) sur le fleuve Ouémé connaitront leurs réalisations à moyen / long termes.

Quant aux centrales solaires photovoltaïques, les projets avancent sérieusement. La pré-qualification des entreprises est effectuée pour celui de 50 MW sur quatre sites à réaliser par des producteurs indépendants, et le dossier d’appel d’offres pour le constructeur a été lancé. Sachant le l’imminence du démarrage de la construction de celui de 25 MW qui sera construit vers iloulofin près d’Onigbolo.

Par ailleurs, et afin de garantir la disponibilité permanente du gaz pour les centrales électriques thermiques, la construction d’une Unité Flottante de Stockage et de regazéification (FSRU) du gaz naturel liquéfié (GNL) est en cours d’instruction. Un accord cadre a d’ailleurs été signé dans ce cadre au mois de juillet avec le groupe Total, 2e compagnie mondiale en gaz naturel liquéfié, qui en a la charge pour un montant d’investissement propre de 51 milliards de FCFA

Au total, on peut dire que le Bénin est sur la bonne voie en matière d’autonomie énergétique. Et si tout va bien, il sera sous peut vendeur sur le marché de l’électricité. 

Le Benin s’est engagé non seulement dans des évolutions majeures dans le secteur mais contribue également activement au niveau régional, en tant que capitale du Système d’Echange d’Energie Électrique Ouest Africain. C’est ainsi que seront bientôt terminées i)les constructions du dispatching régional de l’Afrique de l’Ouest, d’où sera géré tout le flux électrique en direction ou en provenance des quatorze pays continentaux de la CEDEAO, et ii) la salle des marchés d’achat/ vente de l’électricité, autrement dit, notre pays abritera bientôt, la bourse de l’électricité de l’Afrique de l’Ouest .

En quatre années,  une véritable magie s’est opérée dans le secteur, grâce la vision, la détermination et l’ambition du Président Patrice TALON, et on peut dire sans risque de se tromper que dans le sous  secteur de l'énergie, le résultat est plus qu’appréciable et que le meilleur reste encore à venir à travers de nouveaux défis notamment la poursuite de l’extension et la densification des réseaux de transport et de distribution sur toute l’étendue du territoire, des énergies renouvelables, objet d’un projet phare du PAG, et enfin de la maîtrise de l’énergie et l’efficacité énergétique.

L’Energie est véritablement au cœur du Bénin, désormais terre d’opportunités, grâce au Président Patrice TALON.

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