L'Afrique et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) évaluent les impacts du COVID-19 sur le secteur énergétique

L'Afrique et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) évalue les impacts sur le secteur énergétique.

 (Dona Jean-Claude HOUSSOU expose les efforts du gouvernement.)

Les ministres de l’Energie d’Afrique et les Partenaires techniques et financiers sous l’égide de l’Agence Internationale de l’Energie, étaient en conclave ce mardi 30 juin 2020 par visioconférence pour réfléchir sur la relance du secteur dans l’actuel contexte de crise du Covid-19. A cette rencontre initiée par  l’Agence internationale de l’Energie (AIE)), le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude HOUSSOU, a rappelé les actions du Bénin et mis l’accent sur les perspectives pour atteindre l’accès à l’électricité pour tous voulu par le président Patrice TALON.


La crise du Covid-19 que traverse le monde entier a fortement paralysé les investissements dans le secteur de l’Energie en Afrique. Les ministres de l’Energie du continent ont été unanimes sur le sujet lors de la réunion organisée par l’AIE International de l'Energie). Chacun des intervenants, lors de cette rencontre, a passé en revue les difficultés rencontrées par leurs Pays au cours de cette période sensible et les mesures prises pour amoindrir les chocs. Le ministre Dona Jean-Claude HOUSSOU, à sa prise de parole,  a félicité l’AIE, pour cette initiative qui a pour objectif d’attirer l’attention des investisseurs sur le ralentissement des projets dans ce secteur capitalistique du fait du Covid 19. Ensuite, il a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour que ce secteur ressente moins les chocs liés à cette pandémie. A en croire le Numéro 1 de l’Energie au Bénin, des mesures particulières, outre celles barrières, ont été prises au niveau des structures sous tutelle. A la Société béninoise d’énergie électrique, par exemple, le télétravail et la rotation de personnel ont été privilégiés.  Quant à la mise en œuvre des projets, ils ont subi un ralentissement. Cela, parce que certains acteurs ne sont plus disponibles ou bien sont à l’étranger et ne peuvent pas voyager. D’autres encore n’ont pas pu avoir la mobilité aisée pour répondre à leurs tâches quotidiennes du fait du cordon sanitaire érigé par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre cette pandémie. « Tout ce qui est études aussi a pris un coup. Le nombre de branchement de la Sbee a baissé dans cette période, parce que les agents qui le font sont en contact direct avec les populations.Courant avril-mai, nous avons observé une diminution des recettes de la Sbee de 20 à 25%. Le niveau des demandes a baissé autour de 4% », a certifié Dona Jean-Claude HOUSSOU. Le ministre de l’Energie a aussi souligné l’interruption, dans cette période, de la coupure pour non-paiement de facture et surtout les actions liées au hors réseau qui nécessitent un appui important des PTF. « Au-delà de tout ça, nous avons noté un impact important au niveau du déroulement des projets, la gestion budgétaire qui nécessite une attention particulière. Le gouvernement a également mis en place un certain nombre de mesures d’atténuation des impacts du Covid 19 dans le secteur électrique, notamment la prise en charge par l’Etat de la hausse tarifaire qui était initialement prévue dans cette période et qui a été différé, le paiement de trois mois de factures pour les Pme/pmi »,  a-t-il martelé. Il a également souligné que la coopération internationale concrète et efficace doit être plus que jamais et durablement au rendez-vous.


Des actions à court terme

Pour le ministre Sénégalais du pétrole et des énergies, il est important désormais de saisir les opportunités qui s’offrent aux Etats pour transformer les contraintes et construire des  systèmes résilients afin de faire face à la crise du Covid 19.  Les défis, a dit MOUHAMADOU MAKHTAR CISSE, sont énormes dans le secteur des énergies ainsi que des hydrocarbures. Dans le domaine de l’électricité par exemple, l’Afrique est confrontée à un problème de disponibilité en milieu rural. A cet effet, il a souhaité qu’à l’horizon 2030, le continent noir puisse offrir des services d’énergie fiable, viable, durable, moderne et à un prix abordable. « Il est important de renforcer la coopération et l’assistance mutuelle avec des projets régionaux d’interconnexion entre nos pays », a-t-il ajouté.


Les partenaires au développement aussi se sont succédé pour annoncer des actions à court terme pour aider les Etats à faire face à cette crise. Au nombre d’eux, l’Afd a indiqué qu’elle va concentrer son action, dans un premier temps sur la mise en place de mesures pour permettre le fonctionnement des opérateurs énergétiques et leur apporter un soutien dans cette phase extrêmement compliquée. Ces soutiens sont des mesures pour traiter les problèmes de disponibilité financière auxquels les opérateurs font face. « C’est important dans cette phase de la crise de leur permettre de restructurer les encours financiers qu’ils peuvent avoir et pour accompagner certaines politiques pour soulager les populations vulnérables », a estimé le représentant de l’Agence Française de Développement Bertrand Walckenaer.


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